J'ai utilisé cette recette qui me semblait avoir un double avantage : pas laisser le levain monter pour toute la nuit (je voulais faire une surprise à Pierre, donc fallait que la brioche soit au moins raisonnablement finie dans la journée) et surtout présenter des tidessins pour tresser ladite brioche.

Bref, je commence par tomber mon kilo de farine (boum), faire un ptit trou dedans, ajouter le demi cube de levure, le lait tiède (vive le micro-ondes) et une cuiller à soupe de sucre :


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On mélange tout ça, toujours dans le puits, on saupoudre de farine, et on attend une demi-heure. Ça a bien gonflé :


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Je sais pas vous, mais moi j'adore l'odeur (et le goût) de la levure. De mes souvenirs de TP de bio au lycée sur « la panification », nous devons être rares. Mais bref, aimer l'odeur de la levure est une bénédiction quand on travaille des trucs avec de la levure :) Sur ce, j'ai un peu trop fait ramollir les 120g de beurre (au micro-ondes toujours, oops) (je suis en train de me dire que j'ai fait ça dans le papier du beurre, papier quand même métallisé... DON'T try this at home, kids, j'en frémis rétrospectivement).


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Et voici l'erreur fatale. Je n'ai comme sel qu'une espèce de moulin à sel (très surfait) acheté à l'arrache lors de notre arrivée à Zürich. J'en ai donc eu marre très (trop) vite d'attraper mes grains de sel un par un (ou à peu près) :


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Alors Isa, tu notes, quand on te dit « une cuiller à soupe », tu mets « une cuiller à soupe ». Parce que bon, autant le dire tout de suite, la brioche, elle était pas assez salée. On ajoute les 5-6 dL de lait, et on pétrit. C'est là qu'on rigole. Parce que pour avoir une pâte « molle et lisse », faut pétrir un certain temps. Et le pétrissage à l'huile de coude, ben ça fait les muscles (OUI, j'ai eu des courbatures au bras le lendemain matin).

Vous ne me verrez malheureusement pas m'échiner sur ma pâte, parce que pétrir et prendre les photos en même temps, c'est pas facile, surtout sans dégueulasser l'appareil (qui avait déjà pris cher avec la farine en début de recette, le pauvre). Enfin bref, au bout du compte je suis arrivée à peu près à ça :


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Au bout d'une heure, ça a pris forme :


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Bon, je veux faire deux tresses avec ça, donc je sépare en deux, et je re-sépare mon pâton en deux (pour les branches de la tresse). Et là, je cherche du regard une surface plate (et propre) et donc je tombe sur... ma plaque à induction, très joli plan de travail. Je fais des brins :


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bon alors ça se met pas comme ça :


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mais comme ça :


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J'ai essayé de faire des photos au fur et à mesure du tressage, mais j'avoue que je comprends pas beaucoup mieux comment j'ai réussi à arriver à ça :


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D'ailleurs, ça se voit, la 2e (à gauche donc) est vachement moins bien (mais la texture de la pâte avait changé, bref, bizarre) :


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Bref, on humidifie tout ça, et on laisse à nouveau gonfler une demi-heure. Mes tresses se prennent un peu pour des soeurs siamoises, je tente d'ajouter un ptit bout de papier sulfurisé entre mais ça s'est terminé au couteau !

Dorage à l'oeuf et à... la crème ? C'est la version luxe :)


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Le pinceau, c'est un truc qu'il est bien pour dorer, je tiens à le préciser. Bon, et donc, ben le tout 40 minutes au four à 200°C, ça donne ça :


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Et j'ai pensé à photographier la mie le lendemain matin au ptitdéj :


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L'une des deux tresses (la jolie) est partie au congélateur en attendant des jours meilleurs. On a presque fini l'autre (qui se comporte d'ailleurs remarquablement bien pour un truc cuit vendredi). Elle manque certes de sel, mais avec du beurre salé (ou du gorgonzola mascarpone O:-) ) ça passe drôlement bien :)